< Mairie de SEDHIOU

Présentation générale de la commune de Sedhiou

1. Historique de l’Occupation :

Sédhiou a constitué un important comptoir commercial et a été chef-lieu de la région de Casamance jusqu’à la fin du 19éme siècle. Composé à l’époque de quelques villages isolés, la ville de Sédhiou s’est progressivement restructurée avec l’installation des comptoirs français et la construction du fort Pinet Laprade. Ces premières infrastructures ont été à l’origine de la création d’un centre administratif et commercial dans l’axe Nord-Sud de la ville. A partir de 1906, le transfert de la capitale à Ziguinchor, mieux positionnée et dotée d’infrastructures portuaires contribue au déclin de la ville de Sédhiou. La ville a ainsi gardé les vestiges de ce passé colonial dans son architecture et sa structure urbaine surtout dans les quartiers centraux.

2. Evolution Spatiale et Extension Urbaine

La Commune de Sédhiou a été créée par la loi 60.025 du 1er février 1960 et ses limites ont été fixées par le décret 60.232 du 07 février 1960. La commune a pour limites le fleuve Casamance à l’Est, le marigot et les rizières de Bakhoum au Nord. A l’ouest, la limite est constituée par une ligne imaginaire située à environ 1,85 km du marché central, matérialisant ainsi un périmètre sur une longueur de 4 km en partant du marigot. Elle a une configuration assimilable à un rectangle d’une superficie estimée à 7,400 km². La superficie occupée par l’habitat est estimée à environ 50 % du périmètre soit près de 3,5 km². L’extension urbaine s’opère essentiellement vers l’Ouest et dans une moindre mesure vers le Nord. A l’Est et au Sud, le Fleuve Casamance et le marigot constituent des limites naturelles à l’extension. Cependant la limite Nord-est  est en train d’être enjambée ; en effet au Nord sur la route de Djendé, après le poste de contrôle de l’armée, un nouveau quartier est en train de se développer vers Bakhoum. Au Nord-Ouest, on observe une extension qui évolue en dehors du périmètre communal, empiétant ainsi sur des zones à vocation agricole. L’extension de la ville se fait actuellement dans la zone de Moricounda. Un premier lotissement y avait été effectué en 1978. Le projet d’extension du périmètre communal proposé par le Plan Directeur d’Urbanisme de 1985 recule les limites à 2,3 km à Ouest avec une superficie d’environ 1 134 ha.

3. Structure urbaine et découpage en quartiers

La structure urbaine de la commune de Sédhiou est très centralisée avec un pôle central, le quartier escale qui concentre l’essentiel des infrastructures et services. Cependant avec la rareté d’espaces mobilisables au centre ville, un certain nombre d’infrastructures exigeantes en espaces, ont été installées dans la périphérie Ouest : château d’eau, lycée, CEM, stade, etc… La structure urbaine est constituée de trois grands quartiers administratifs : Doumassou, Témassou et Santassou qui ont été en 1993 subdivisés en six quartiers : Santassou, Témassou, Escale, Moricounda, Sunucounda, Montagnes Rouges. Doumassou constitue le quartier à partir duquel la ville a connu son essor. Il regroupe aujourd’hui les quartiers et sous-quartiers de Palmeraie, Hermancono, Sambincounda, Kabeumb, Moricounda. Il comprend l’essentiel des équipements : le centre de santé, le fort Pinet Laprade, le marché central, la Banque CNCAS, l’église, la Grande Mosquée, la Gendarmerie,… Santassou est actuellement le quartier le plus étendu. Situé au sud – est de la ville, sur la partie haute, il s’est rapidement agrandi avec le lotissement de 1978 et abrite les quartiers et sous-quartiers de Julescounda, Santassou I et II, Montagnes rouges. Il loge le Lycée Ibou Diallo, le Collège Amadou Mapathé Diagne, le Stade Municipal, le dispensaire municipal, la SENELEC et la SONATEL.


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